Saturday, June 29, 2013

Le robot Roomba ne réconcilie pas les couples

Les robots aspirateurs Roomba de la société iRobot se sont vendus par millions. Le phénomène intéresse les chercheurs de l’EPFL: que nous apprennent-ils des relations hommes machine? A l’EPFL, Julia Fink a signé une des très rares études sur les «interactions humaines» du robot-aspirateur Roomba. Un des projets a consisté à confier un Roomba à neuf ménages romands pendant six mois. «Nous avons observé comment le robot s’est inséré dans leurs routines quotidiennes», explique Julia Fink. Conclusion? Pas facile pour un robot de se faire une place dans la routine intime du ménage. Ses trajectoires aléatoires troublent Madame, qui trouve qu’il ne va pas assez dans les coins. Monsieur espérait égayer la corvée avec un outil ultra technologique; il finit par s’en lasser parce qu’au fond, ce n’est qu’un aspirateur.

Des résultats surprenants

Une autre étude conduite en parallèle a consisté à mesurer à quel point les utilisateurs attribuent des qualités humaines à leurs robots. Julia Fink a analysé 750 messages d’utilisateurs postés sur des forums Internet à la recherche de termes anthropomorphiques. Or, à part une personne âgée, aucun des ménages sondés ne lui a donné un nom. Plusieurs ont expliqué qu’ils n’avaient tout simplement «pas envie de parler à leur aspirateur». Ces résultats ont surpris les chercheurs. «Ils contredisent le courant de pensée général en robotique qui veut que les utilisateurs tendent à projeter des caractères humains sur les robots», explique Julia Fink.

Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel. (Le Matin)

Créé: 29.06.2013, 23h00

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