En guise de démonstration, elle a acquis une imprimante 3D pour un peu plus de 1500 francs et fabriqué en quelques clics deux armes à feu. L’une d’elles a ensuite été testée par des experts en balistique. Verdict: «Ces armes 3D vont tuer, déclare le commissaire Andrew Scipione. Elles sont extrêmement dangereuses pour la personne visée par l’arme et pour le tireur.» Lors du test, le pistolet Liberator a explosé au moment de tirer.
Totalement illégal en Suisse
Si la problématique n’a pas encore été abordée de front à la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), le thème ne passe pas inaperçu pour autant. «Les engins qui tirent à balles réelles tombent sous la loi sur les armes», relève Max Hoffmann, secrétaire général de la FSFP.
A Berne, la police fédérale (FedPol) suit la question de près et dégaine les réponses.
Télécharger les plans? L’article 19 de la loi fédérale sur les armes interdit la fabrication «à titre non professionnel» d’armes ou d’éléments d’armes. Le téléchargement de plans de fabrication tombe-t-il déjà sous l’interdiction? Ce sera à une Cour de justice d’en décider si un jour un cas se présente.
Imprimer l’arme ou simplement des pièces de l’arme est interdit en vertu de cette même loi.
Aucun permis ne peut être demandé pour fabriquer l’arme. Même pour un usage strictement «privé».
L’achat est aussi interdit, car les armes sorties d’imprimantes 3D échappent à tout standard de sécurité notamment. Elles ne peuvent donc pas être «cataloguées» parmi les catégories d’armes existantes dans le droit suisse, ce qui empêche aussi leur commerce, achat ou vente.
La possession et le tir avec ces armes bricolées sont par conséquent eux aussi interdits, vu que leur fabrication l’est en premier lieu. La possession d'un permis en règle pour les armes homologuées n'y change rien. (Newsnet)
Créé: 28.05.2013, 06h39
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