Les écologistes ont formulé ces propositions dans diverses interventions parlementaires. Ils invitent le Conseil fédéral à les intégrer dans le contre-projet indirect à leur initiative «Pour une économie verte», qui devrait être mis en consultation cet été. Trop souvent encore, il n'est pas rentable de réparer un appareil.
Remplacer les partie arrière et avant d'un iPhone S5 coûte 558 francs francs soit presque le prix d'un smartphone neuf (679 francs), a critiqué le conseiller national zurichois Bastien Girod. Or la courte durée de vie des produits est coûteuse en énergie et nuisible à l'environnement.
Taxe de réparation
Pour l'endiguer, les Verts réclament l'introduction d'une taxe de réparation anticipée, à l'instar de la taxe d'élimination qui frappe actuellement les produits électriques et électroniques. L'argent pourrait être utilisé pour financer des initiatives comme les cliniques pour smartphones ou des offres de formation.
Selon Bastien Girod, la taxe de réparation devrait dans un premier temps être de même niveau que celle de recyclage. D'autres pistes pourraient être étudiées comme une fiscalité plus attrayante pour les ateliers de réparation, a noté sa collègue vaudoise Adèle Thorens.
A l'instar de ce qui se fait avec les voitures dans le cadre de «Mobility», la priorité devrait en outre être donnée à la location plutôt qu'à la vente. Les Verts souhaitent aussi un meilleure information des consommateurs. Comme pour un yoghourt, on devrait connaître la date de péremption d'un produit et ne plus uniquement faire son choix sur la base du prix.
La durée minimale de garantie, qui vient de passer à deux ans, devrait quant à elle être relevée à cinq ans progressivement pour que producteurs et distributeurs prennent leurs responsabilités.
Pièces de rechange
Plusieurs autres initiatives sont réclamées. Le développement de matériaux durables devrait être promu: par exemple, privilégier l'inox pour la cuve d'un lave-linge au plastique qu'une simple pièce oubliée dans un pantalon peut casser.
Plus question de devoir changer de produit parce que les pièces de rechanges font défaut. Les appareils doivent être construits de telle manière que certaines parties puissent être remplacées. Celles-ci doivent être disponibles sur le marché.
Pour éviter la condamnation d'appareils encore fonctionnels, il faut enfin miser sur la compatibilité entre produits. A l'image du chargeur universel réclamé par la Commission européenne pour les téléphones portables. (ats/Newsnet)
Créé: 06.05.2013, 13h58
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