Certes, «la plupart des gens savent que sur internet, la prudence s'impose avec les données personnelles», écrivent les experts de MELANI dans leur rapport du second semestre 2012. Mais le risque tient surtout aux regroupements possibles entre les données publiées volontairement et les traces laissées involontairement, par exemple en visitant certaines pages.
Des programmes sans cesse améliorés et la puissance de calcul croissante des processeurs permettent d'exploiter de manière toujours plus raffinée de grandes quantités de données, qui acquièrent ainsi une valeur commerciale, expliquent les auteurs du rapports. De nombreux prestataires en ligne s'intéressent de près au comportement des internautes, afin d'afficher des annonces publicitaires mieux ciblées.
Et comme la navigation tend à se déplacer des ordinateurs «normaux» vers les smartphones, l'affichage de la publicité varie de plus en plus selon la localisation, relève le rapport. En outre, les nouvelles techniques, comme la reconnaissance faciale, intéressent vivement la branche publicitaire: «Il y a donc peu de chance qu'à l'avenir, il soit plus aisé aux utilisateurs de décider quelles données les concernant peuvent ou non être traitées voire transmises à des tiers».
Régler son navigateur
Les fabricants de navigateurs ont de leur côté mis au point des réglages pour éviter que des entreprises commerciales n'obtiennent des informations sur les habitude de navigation, rappellent aussi les auteurs du rapport.
Firefox et Internet Explorer proposent ainsi une option «Do not Track», empêchant les sites web d'établir des profils de navigation. Firefox offre en outre un module d'extension, «Ghostery», qui déjoue autant que possible toute tentative de traçage.
Mais à l'heure actuelle, aucune procédure ne saurait garantir à l'utilisateur qu'aucune donnée ne soit collectée et, le cas échéant, agrégées à d'autres, met en garde le rapport.
(ats/Newsnet)
Créé: 02.05.2013, 12h04
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