Un groupe de test chargé de donner son avis sur le prochain jeu de Naughty Dog n'était composé que d'hommes. Ce qui a choqué les développeurs. «Un autre aspect qui influence la façon de promouvoir le
jeu est le focus-testing. On rassemble des joueurs et on leur demande de regarder certains éléments, et de répondre à des questions quantitatives et qualitatives sur le jeu. La grosse surprise pendant ce processus a été de voir que le groupe de recherche ne comptait pas s'intéresser aux joueuses - c'est quelque chose que nous avons dû spécifiquement demander. J'espère que c'est un vestige du passé qui disparaîtra vite», a expliqué Neil Druckmann, directeur créatif chez Naughty Dog, dans une interview accordée au site The Escapist, traduit par jeuxvideo.com. Alors qu'une étude se basant sur l'année 2012 démontre en Suisse que 44% des joueurs sont des joueuses, l'institut américain chargé de tester «The Last of Us» a certainement oublié que la communauté des gamers avait évolué depuis ses débuts en évinçant les femmes de son panel.
Cet épisode n'est pas sans rappeler les problèmes qu'avait rencontrés Jean-Maxime Morris, le directeur créatif de Dontnod Entertainment, sur la difficulté à trouver un éditeur pour «Remember Me», un jeu qui met en scène une femme.
Pourtant à la pointe de la technologie, l'industrie des jeux vidéo semble avoir encore un peu de peine à évoluer, cela même si plusieurs studios de développement tentent de casser les stéréotypes. A croire que le monde change plus rapidement que les mentalités dans le milieu geek.
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