Le salon grandit vite. Est-ce le signe que le e-business croît rapidement?
Il faut faire une distinction entre les start-ups du secteur, qui fourmillent, et les prestataires de service lié au commerce en ligne, notamment pour ces start-ups. Les prestataires, qui représentent le cœur de nos exposants, ne sont aujourd’hui pas plus nombreux qu’il y a un an en Suisse. Par contre, ils ont recruté face à la demande en hausse. Le salon grandit parce que de nombreux visiteurs en 2012 ont été convaincus et viennent cette année en tant qu’exposants. Les trois quart d’entre eux sont Suisses, les autres sont surtout Français.
L’an dernier le salon faisait la part belle au m-commerce, en vogue. Qu’en est-il aujourd’hui?
Le commerce via smartphone n’a pas fait ses preuves en Suisse. Il y a peu de statistiques fiables en Suisse. Celles qui existent ne montrent pas de percée du m-commerce en Suisse et que les retours financiers ne sont pas aussi grands que ce que les coups marketing ont laissé entendre. Il faut dire que des critères importants doivent être remplis, tels que l’adaptation aux petits écrans, la fiabilité et la simplicité des systèmes de paiements et des abonnements Internet accessibles. Je ne suis pas encore 100% convaincu, même en France.
La Suisse reste donc en retard par rapport à ses voisins sur ce secteur?
Il y a un retard en Suisse sur tout ce qui est promotion des produits en ligne. En France, le «Real Time Bidding» (RTB) [«enchères en temps réel»] est sur toutes les lèvres. Il s’agit de promouvoir des produits en temps réel en fonction du profil des clients. En Suisse, on ne connaît toujours pas ce concept. Il faut dire que le marché helvétique est particulier: il est complexe (il faut prévoir trois langues), petit et protégé par des droits de douanes importants. Mais ça commence à changer.
En quoi?
En France et en Allemagne, des grands sites s’imposent et les marchés sont devenus concurrentiels. Je ne serai pas étonné que les nouveaux leaders cherchent dorénavant à venir gratter en Suisse. L’informatique, quand même, transcende les frontières. Le Français Venteprivée.com a lancé une offensive en Espagne et en Italie avec succès. Le force de frappe de ces groupes est très grande, plus que celle des Suisses. Zalando (spécialiste allemand de la vente en ligne de chaussures), qui fait une entrée agressive en Suisse, est un bon exemple. Des sites comme DeinDeal, qui dominent le marché helvétique, seront plus bousculés à l’avenir. (24 heures)
Créé: 29.04.2013, 16h06
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