«C'est surtout une manière originale pour les jeunes générations de découvrir cette période de l'Histoire, à travers un outil qui leur est familier», ajoute-t-il.
Sur la page, environ 220 «posts» sont déjà visibles, qui partent de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand,le 28 juin 1914, jusqu'au 11 avril 1915, pour évoquer un contexte historique permettant de situer la personnalité de Léon Vivien, instituteur parisien de 29 ans.
Ainsi, le 19 octobre 1914, il publie «Ceux qui prédisaient une issue rapide à ce conflit se sont lourdement trompés, c'est le moins qu'on puisse dire... ». Son ami Anatole Lessert rétorque «Saleté de Fritz, ils sont coriaces. Mais on leur fera payer, pour Jules! (décédé au front, ndlr)». Réponse de Léon Vivien : «toi tu leur feras payer ? Et comment ? Tu es réformé et content de l'être, non ?».
Photos et images d'archives
De jeudi jusqu'au 17 mai, environ cinq «posts» accompagnés parfois de photographies et d'images d'archives provenant des 30'000 documents et 20.000 objets du fonds du musée seront publiés quotidiennement sur la page de Léon Vivien.
Les internautes amis de Léon Vivien pourront réagir à ses «posts», mais il existera une ligne de démarcation entre les amis de Léon Vivien et les internautes d'aujourd'hui, ont précisé les organisateurs de cette «expérience numérique» lors d'une conférence de presse organisée à Paris.
Pour eux, il a fallu prendre garde à ne pas commettre d'anachronisme dans la rédaction des commentaires. Aussi, le terme «boche» pour désigner les Allemands n'était pas très répandu au début de la Der des Ders et appartenait plutôt à l'argot militaire. Le terme «prussien» était plus communément répandu, a expliqué l'historien Jean-Pierre Verney, qui a porté sa caution au projet. (afp/Newsnet)
Créé: 11.04.2013, 12h31
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