Le troisième volet, qui vient de sortir sur PS3, Xbox 360 et PC, ne fait pas exception. Pas question de dégommer aveuglément du nécromorphe à tout va ni d’arroser ses ennemis humains d’une pluie de balles pour espérer survivre. Il faudra viser, ruser, esquiver. Les monstres, avant d’exploser en pluie sanglante et gore, ou de décapiter le héros, sont coriaces. Et coriace n’est que le prénom.
«Dead Space» est la série qui a affranchi le genre «survival-horror» des hordes de zombies pour faire vivre au joueur des frayeurs intergalactiques et futuristes. L’ambiance glaçante, est une nouvelle fois au rendez-vous. Le futur dystopique de l’an 2314 est toujours aussi glauque, avec sa science-fiction rouillée et oppressante façon «Alien», sur fond de secte terroriste et malsaine.
La tentation de l’action
Sauf qu’à environ un tiers du jeu, «Dead Space 3» rompt avec son genre fondateur. Isaac Clarke, le héros, délaisse le monde de l’horreur pour virer en mode action. Le cocktail est réussi, mais décevra forcément les ultras d’un genre comme de l’autre.
Visceral Games affirme avoir fait évoluer sa franchise sur les conseils de sa communauté de joueurs. C’est aussi dans cet esprit que le mode «Coop» fait son apparition. Ecouter son public, c’est bien, et c’est même une nécessité. Mais à trop calquer ses productions sur les souhaits supposés du marché, on aboutit à de gros jeux d’action ou seul change le décor et le bestiaire.
L’équation est délicate et on ne saurait reprocher aux développeurs de vouloir faire évoluer le monde et le «gameplay» de l’univers «Dead Space». En résulte un bon jeu hybride et assez technique, au graphisme réussi et aux ambiances oppressantes.
«Dead Space 3»/ PS3, Xbox 360, PC / 18 ans
La bande-annonce du jeu (Newsnet)
Créé: 15.02.2013, 15h31
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