Wednesday, February 13, 2013

Nous avons testé Surface RT, la tablette de Microsoft

L'iPad possède un nouveau concurrent dès ce jeudi en Suisse. Et la tablette Surface RT de Microsift a de bons arguments à faire valoir. Le Matin a pu la tester avant sa sortie. Elle est là! Enfin! La tablette Surface de Microsoft (MSFT 28.03 0.54%) est disponible en Suisse depuis ce jeudi dans sa version grand public (RT). Annoncée en juin, sortie dans plusieurs pays en octobre, dire que Surface était attendue en Suisse est un euphémisme. Après tout, ça n'est pas tous les jours qu'un géant de l'informatique lance une gamme de produits totalement neuve.

Comme tant d'autres, Microsoft ambitionne de bousculer l'iPad. Surface s'en donne-t-il les moyens? Mi-tablette, mi-PC, le nouveau terminal allie style, performances et convivialité (Windows 8) avec une orientation claire vers la productivité et l'usage professionnel.

Trêve de bla-bla. Voilà Surface, rideau!

Premières impressions

C'est bien connu: la première impression est primordiale. Microsoft l'a compris, soignant l'emballage de sa tablette, qui se dévoile au terme d'un effeuillage d'étuis cartonnés. Après effeuillage du film de plastique sur l'écran, c'est la découverte.

Le fabricant de Windows joue la carte du haut de gamme. Finitions impeccables tout en diagonales, touché satiné et métallique, cliquetis caractéristiques lorsque le trépied se rabat du dos de la tablette et lorsque la housse clavier qui s'ajuste au millimètre sous la tablette. Microsoft parle aux sens de l'utilisateur pour conquérir leur cœur.

Mise en marche

Passé la prise en main, c'est l'allumage. L'appareil se synchronise avec le compte Microsoft (Hotmail, Xbox, etc.) de l'utilisateur.

La première mise en route prend une dizaine de minutes durant lesquelles défilent les principales manipulations tactiles à connaître pour naviguer dans Windows 8 RT. la plus importante, le balayage depuis la droite de l'écran, fait apparaître une barre de tâche, de partage et de configuration.

Les personnes habituées à Windows 8 se sentiront chez elles. Les autres mettront un moment pour se familiariser avec la nouvelle ergonomie de ce système d'exploitation. Un conseil: regardez quelques tutoriels si vous redoutez de vous jeter à l'eau sans préparation.

Premiers pas

La navigation est fluide et réactive. Visuellement, l'écran tient la route, mais ne régate pas avec l'affichage Retina des iPad (1366x768 pixels et 148pp contre 2048x1536 pixels et 264pp).

Les logiciels de la suite Office (Word, Excel, etc.) sont installés d'entrée de jeu sur la tablette. Une fois que le terminal est fixé à une housse clavier «Touch-» ou «Type Cover» on se croirait sur un PC. Les amateurs de productivité apprécieront. Saisie rapide et précise, pavé Tactile, tout y est, même la possibilité de connecter si besoin… une souris.

On surfe sur le Web au moyen d'Internet Explorer qui remplit le cahier des charges, et les mails se consultent par une App qui se synchronise facilement avec tous les services de messagerie.

Absences remarquées

Pour le reste, un passage au Windows Store s'impose. Dans sa version RT, Surface et sa version bridés de Windows 8 ne font tourner que les applications de la boutique en ligne, là où Surface pro installera n'importe quel logiciel compatible Windows 8.

On y trouve les incontournables Skpe, Ebay, Zattoo ou Fruit Ninja, c'est bien, mais il y a des absents très remarqués. Et je ne parle pas d'Angry Brids mais de Facebook et Twitter qui font aujourd'hui partie de l'ADN des terminaux mobiles. Pour accéder facilement aux réseaux sociaux, l'utilisateur devra épingler sur son écran d'accueil un lien/une tuile vers la page web du service. Peut mieux faire.

Espérons que davantage d'App viennent rapidement fournir le Windows Store. Et attention, les applications qui existent pour les smartphones Windows (via la boutique Windows Phone Marketplace) n'ont pas forcément d'équivalent sur tablette.

Le verdict

Au moment de faire les comptes, Surface RT tient ses promesses. On sent bien le côté PC de la tablette une fois le clavier connecté. Les ultrabooks peuvent trembler.

Outil de travail, terminal de divertissement multimédia mais aussi accessoire de style, la tablette de Microsoft tient la comparaison avec l’iPad.

Elle séduira ceux qui veulent une tablette capable de régater avec un PC en matière de bureautique, de même que les utilisateurs qui souhaitent se distancier de l’iPad devenu l’ardoise «mainstream» par excellence. (Newsnet)

Créé: 14.02.2013, 07h19

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