Une simple erreur informatique? Non, une blague de l’un de ses amis, qui a découvert qu’il n’est pas très difficile de convaincre le réseau social de la disparition de l’un de ses utilisateurs. Il a tout simplement rempli le formulaire de demande de commémoration. Avec, comme preuve du décès, la nécro d’un Rusty Foster mort en 2011 à l’âge de 87 ans dans un autre Etat. La suite, lorsque le malheureux a voulu récupérer son compte, n’en est pas moins cocasse. Il signale l’erreur, Facebook lui répond: «Nous sommes désolés d’apprendre cette perte.» Ce n’est qu’une fois que le site spécialisé BuzzFeed, renseigné par Rusty Foster, a publié un article sur un rédacteur qui «tue» un autre rédacteur que le profil est enfin réactivé.
Vingt-sept heures après sa mort, Rusty Foster est ressuscité. Et ses amis se sont bien amusés avec son statut. «La seule chose qui s’est passée est que certains de mes amis ont publié des moqueries, parce que la rumeur avait couru que mon compte était verrouillé en raison d’un cas de mort temporaire», raconte-t-il. Et d’ajouter que le plus frustrant était qu’il ne pouvait pas accéder à son profil pour cliquer sur un bouton «Je ne suis pas mort».
L’apparition des «zombie like»
«Nous avons conçu la demande de commémoration à l’égard des familles et des amis endeuillés, tout en fournissant toujours les précautions nécessaires pour se protéger contre des tentatives erronées ou malveillantes de commémorer le compte d’une personne qui n’est pas décédée», a répondu Facebook dans un communiqué. «Nous fournissons également un processus d’appel pour les rares cas où les comptes sont présentés comme «commémorés» à tort ou par inadvertance.»
En décembre, le site Gizmodo relevait que «les morts likent aussi les pages fans». Si un utilisateur a aimé une page il y a trois ans, Facebook est en droit de faire remonter cette information à ses amis. Et ce, tant que le compte d’une personne morte (réellement, cette fois) n’a pas été «commémoré». C’est ainsi qu’apparaissent sur le réseau social des «j’aime» franchement glauques: les «zombie like». (Le Matin)
Créé: 08.01.2013, 15h15
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