Tuesday, January 15, 2013

Les démons n’ont plus que les yeux pour pleurer

Monstre du genre avec «God of War» ou «Bayonetta», «Devil May Cry» fait l’événement à chacune de ses sorties. Bon défouloir, ce nouvel épisode ne fait pas exception. Dante a changé de look. Mais, à voir, il n’a pas moins de succès. Le cinquième opus de la série, «DmC Devil May Cry», avait fait grand bruit lors de sa présentation il y a presque trois ans: il serait le premier épisode à ne pas être dirigé par la main de fer de Capcom. Son développement avait en effet été confié à Ninja Theory, un studio anglais.

Pour autant, on retrouve le célébrissime chasseur de démons Dante au premier rôle pour une nouvelle interprétation de l’histoire de la série. Et notre héros va devoir une nouvelle fois sauver le monde de Mundus, l’empereur du mal. Le scénario de ce volet prend place dans un univers alternatif de celui des jeux précédents. Habile galipette pour expliquer le changement de look de Dante et consorts et de grands changements dans la trame générale de l’histoire.

Côté gameplay, on retrouve les essentiels de la série: les combos aériens de plusieurs secondes, les monstres en masses, l’univers mi-enfer mi-postapocalyptique, etc. L’utilisation massive des gâchettes permet un passage rapide entre les deux armes de notre héros: l’Osiris rapide et Arbiter plus puissante. Ce qui nous donne l’occasion d’alterner avec fluidité entre les deux modes de combats et ainsi offrir d’innombrables combinaisons bienvenues dans un genre souvent un peu monotone. Le système de compétences a, lui aussi, été flexibilisé. Il est maintenant possible de replacer presque à volonté ses points pour faire correspondre ses attaques au style de combat que l’on veut pratiquer. Même si tout se débloque très rapidement, il sera quand même agréable aux joueurs occasionnels de ne pas attendre des heures de jeu pour accéder aux techniques les plus puissantes.

A l’instar du look de Dante, on sent que la franchise a été grandement européanisée par le nouveau studio de développement, Ninja Theory. Pourtant l’aspect toujours très arcade du jeu avec son tableau des scores en fin de chaque mission ou la patte graphique reste très proche de la culture du jeu japonais. Les puristes seront sûrement mécontents, mais «DmC Devil May Cry» reste un bon défouloir. Et même plus, il offrira des heures de plaisir aux fans du genre. Attention, jeu réservé aux plus de 18 ans!

(Le Matin)

Créé: 15.01.2013, 15h15

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