Des scénarios à la pelle
Gonzague a passé en revue les fonctions existantes dans une station de sport d'hiver en enfilant à chaque fois la bonne casquette et surtout le bon costume. Il a officié au service du feu pour venir troubler la quiétude de la descente aux flambeaux ou décrété la fermeture d'une piste pour laisser le «tapis blanc» pour la prétendue venue de Madonna. «Les gens ont horreur qu'on leur prenne quelque chose dont il se sont presque appropriés», explique le trentenaire français aux plus de 100 défis réalisés.
Maîtrise des sujets
Gonzague a l'art d'embobiner ses sujets. Et quand il sent qu'une personne risque de lui échapper, il a la recette implacable pour la ramener sur le droit chemin. «Il faut la regarder droit dans les yeux en étant désagréable et ça rentre dans l'ordre», rigole-t-il. Le farceur invétéré joue à merveille avec les émotions de ses victimes, mais il sait aussi quand il faut s'arrêter. «On ne fera jamais du trash, jure-t-il. Cela ne m'intéresse pas de devenir détesté de tout le monde. Lobjectif est vraiment de pouvoir en rire avec les personnes piégées. Sinon, c'est raté!».
Liberté de la programmation
Grâce à des centaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux, Gonzague a la garantie que son public répond présent à chaque nouvelle mise en ligne de vidéo. C'est lui qui fixe la cadence de ses publications et les internautes suivent. «Avec les abonnements YouTube et les pages Facebook, on s'est libéré de la contrainte de la régularité de publications, se réjouit le Français qui a travaillé par le passé pour Canal+. On tient les abonnés au courant en permanence sans risquer de perdre notre public. Si on trouve le défi pas drôle, on peut se permettre de ne pas le publier». Tout le contraire de la télévision où il y a un programme à tenir.
L'ère de l'«advertainment»
Le web ne lui a pas simplement rendu la liberté de publication. «C'est difficile de trouver en permanence de nouvelles idées et le web participatif y a remédié. J'ai l'habitude de dire quavec Internet, on dispose de la meilleure équipe d'auteurs au monde», commente Gonzague. La recette pour obtenir un effet viral? «Il faut du contenu incroyable ou divertissant. Sinon les gens ne vont pas relayer cette information», répond le farceur invétéré. Le buzz, c'est tout ce qu'espère Fabrice Haenni, directeur d'Imalp Thyon SA, conquis par l'«advertainment» très en vogue sur le web et qui permet de mettre en valeur les éléments de la station comme le snowpark. Après le succès viral l'an passé de l'Esquimau, il espère que les vidéos de Gonzague en feront de même. «Par son côté sympathique et son enthousiasme, il va toucher avec ses vidéos le public qui nous intéresse: des francophones entre 25 et 40 ans!», projette le responsable valaisan.
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