«Les puces les plus perfectionnées que l’on trouve là-haut étaient déjà considérées comme totalement obsolètes il y a 10 ans sur terre», explique Shaun Dormon, journaliste espace du site britannique The Register. Son dernier article en date fera réfléchir les personnes qui pestent contre la lenteur de leur ordi de bureau ou qui changent de PC comme de chemise.
Retour aux années 90
Le robot Curiosity par exemple, qui arpente les déserts martiens depuis cet été, n’est pas vraiment une bête de course. Avec un processeur dérivé du Power PC 750, son ordinateur de bord n’est pas plus puissant qu’un iMac G3. Vous vous rappelez? Les ordinateurs en plastique transparent d’Apple de la fin des années 90? Voilà qui date sérieusement.
Le fameux télescope Hubble n’affiche pas non plus une puissance de calcul décoiffante. Avec son vénérable microprocesseur 486, il en a moins dans le caleçon qu’un Pentium. Souvenirs, souvenirs. A noter que cette puce est la 3e à équiper le télescope. Il a subi deux importantes mises à jour matérielles qui ont permis de multiplier par 20 (!) ses performances d’origine.
C’est du solide
Dans l’espace, le rayonnement électromagnétique met les composants informatiques à rude épreuve. Développer une puce qui résiste à ces conditions extrêmes prend beaucoup de temps. Et une fois prête, elle ne régate plus avec ses concurrents destinés à un usage uniquement terrien.
La NASA préfère en outre compter sur les microprocesseurs qui ont été testés et qui ont fait leurs preuves sur le long terme, plutôt que de s’équiper de nouvelles technologies pas forcément fiables. Dans l’espace, personne ne vous entend planter. (Newsnet)
Créé: 19.12.2012, 13h07
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