Au moment de la transaction, l’appli photo revendiquait 100 millions d’utilisateurs. Poster des clichés sépia est-il entré dans l’ADN de l’internaute?
C’est ce que semblent penser les grands acteurs de la branche. Et chacun veut sa part de gâteau. Google espère tacler la concurrence en distribuant gratuitement l’application Snapspeed. Depuis cette semaine, Twitter et Flickr (Yahoo), proposent des filtres photographiques dans leurs applications. Tous les coups sont permis: Instagram par exemple a saboté l’affichage de ses photos sur les flux Twitter. Certains parlent déjà de la guerre des filtres.
Nouveau langage visuel
Ça n’est pas en proposant un filtre de plus qu’Instagram que d’autres applications dépasseront le maître, estime MG Siegler du site Techcrunch. Pour lui, Instagram doit son succès à sa simplicité et à un bon timing, coïncidant avec l’arrivée sur le marché de l’iPhone 4 enfin doté d’une caméra potable.
Les filtres ont fonctionné comme un produit d’appel. Pour le meilleur comme pour le pire, ils ont décomplexé le photographe amateur qui dort en chacun de nous. Reste que sur la montagne de mauvais clichés rendus regardables à coup de filtres Earlybird ou Toaster, Instagram a créé un nouveau langage visuel universel. Et ses codes sont entrés dans les mœurs, explique Chris Taylor du site Mashable, constatant que le hashtag #nofilter est sur le déclin.
Du coup, intégrer aujourd’hui des filtres photo à son application relève simplement du cahier des charges et n’est plus vu comme une innovation ou un service particulier. C’est comme avoir une entrée USB sur son autoradio, ou un compte Twitter pour son entreprise: une obligation. (Newsnet)
Créé: 14.12.2012, 06h40
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