Monday, December 17, 2012

Des scientifiques pistent les traces de la «Matrice»

Des chercheurs de l’Université de Washington ont développé des tests pour déterminer si nous vivons dans un monde réel ou dans une vaste simulation informatique. Notre monde existe-t-il vraiment? Et si tout ce que nous sommes, faisons et croyons connaître n’était que le fruit d’une gigantesque simulation informatique, un peu comme dans le film «Matrix». Nos enveloppes corporelles servent-elles à fournir de l’électricité aux machines d’un futur glauque?

L’intérêt des scientifiques

La question de la réalité du monde a occupé la philosophie depuis Platon et son mythe de la Caverne. Après avoir fait fantasmer geeks et fans de SF, elle intéresse désormais les scientifiques.

Des physiciens de l’Université de Washington pensent avoir découvert comment savoir si nous vivons dans une simulation informatique. De quelle manière? En «simulant la simulation» résume le site Inside Science.

Rechercher les bugs dans la matrice

Le professeur Martin Savage et sa petite équipe ont documenté leur hypothèse dans un document de 14 pages sur le site arXiv.org. Il suffirait de simuler avec précision une petite portion de l’univers et d’y chercher des anomalies, les fameux «bugs dans la Matrice».

Concrètement, les écarts entre le modèle informatique et la réalité trahiraient la présence de «signatures», des motifs sous-jacents, signe d’une intervention sur le système, explique le site Sciences-Mag. Les physiciens de Washington proposent d’étudier l’énergie des rayons cosmiques pour en avoir le cœur net.

Problème, aucun ordinateur n’est assez puissant à l’heure actuelle pour modéliser une fraction suffisante de notre univers. Il faudra donc attendre encore pour savoir si nous ne sommes que ces cerveaux dans des bocaux, stimulés par une machine infernale, comme l'imaginait le philosophe James Putnam en 1981 déjà.

Voilà qui ne prouve rien?

Tous les scientifiques ne sont pas sur la même longueur d’onde que Martin Savage et son équipe. Interrogé par Inside Science, le professeur de physique Jim Kakalios, de l’Université du Minnesota, estime que la non-découverte de «signatures» n’invaliderait pas formellement la thèse de la simulation. Et à l’inverse, des anomalies pourraient simplement constituer une nouvelle découverte dans le fonctionnement de l’espace et du temps.

(Newsnet)

Créé: 17.12.2012, 12h45

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