Friday, August 24, 2012

La face cachée des «bimbots» des réseaux

Pour faire leur pub ou flatter leur ego, certains sont prêts à acheter des suiveurs et des amis robots au look de top model. Les intéressées tombent souvent des nues. Qui a le plus grand nombre d'amis ou de suiveurs? La question préoccupe autant ceux qui ont un certain ego que les candidats à la présidentielle américaine Barack Obama et Mitt Romney. Et les intéressés sont même prêts à faire parler leur carte de crédit pour gonfler leurs rangs. Des sites comme Buy Real Marketing leur propose des comptes complaisants vendus une vingtaine de francs le pack de 1000 profils, souvent avec des visages de mannequins, des bimbots dans le jargon. «Il s'agit de vraies personnes. Elles s'identifient au moins une fois par mois pour qu'on puisse les considérer comme actives. Elles ont la liberté du choix de l'image», promet la société.

«Bimbots» imprévisibles

Le magazine Fastcompany est allé vérifier si les images collaient bien aux profils des «bimbots» (ndlr: bimbos robotisées) en rencontrant la personne photographiée. En surfant d'une image à l'autre à l'aide de moteurs de recherche spécialisés comme TinEye, il est remonté jusqu'à Amanda, l'une des «Sunshine girl» du calendrier 2009 du journal Toronto Sun. «Pour être honnête, témoigne la Canadienne, cela me donne un peu la chair de poule. Je voudrais trouver la source et leur dire d'arrêter d'utiliser ma photo. On ne sait jamais qui va finir par tomber dessus et, en plus, je n'ai aucun contrôle sur ce qu'on en dit. Cela pourrait me poser de graves problèmes». Twitter a désormais fermé «son» compte dont le dernier tweet affichait: «Commettons le crime parfait: je vole ton coeur et tu voles le mien». Mais la partie n'est pas encore gagnée pour Amanda. Au moins 5 autres bimbots en déshérence à son effigie sont encore recensées sur le net.

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