Wednesday, August 29, 2012

Ascend P1, la première incursion de Huawei en Suisse

Un nouveau venu sur le marché des smartphones en Suisse. Que vaut ce premier modèle venu concurrencer le Galaxy SIII de Samsung? C'est le premier smartphone du grand constructeur chinois, en tout cas le premier à être commercialisé sous son nom en Suisse. Car Huawei est déjà bien présent dans le monde de la téléphonie, ne serait-ce que dans les modems et clés 3G qui permettent de surfer en Wi-Fi à partir du réseau mobile.

Huawei attaque donc le marché juteux du smartphone dans notre pays, et c'est surtout sur les plate-bandes du Galaxy III de Samsung qu'il marche. Car comme lui il s'adresse aux utilisateurs d'Android. Avec un nom qui en dit long sur ses ambitions: Ascend!

Lorsqu'on le prend en main, l'Ascend P1 frappe par son côté très plat – 7,7 mm – et il en fait d'ailleurs l'un de ses arguments de vente. Mais franchement, à côté du Galaxy SIII, ça se joue à moins d'un mm, et dans sa partie la plus fine seulement! Car l’Ascend P1 présente une protubérance au niveau du capteur photo qui pousse l'épaisseur à 10,5 mm. Et également un renflement dans la partie inférieure de l’appareil, qui par ailleurs a l’avantage d’assurer une bonne tenue en main.

Sa forme est franchement rectangulaire, pour ne pas dire angulaire, et sa coque noire (en principe personnalisable) est en matière plastique. Ce qui contribue à sa légèreté, mais aussi à lui donner un côté bon marché. En taille, en poids et en finesse, il se situe donc entre l'iPhone 4S et le Galaxy3. Mais ce dernier propose un écran nettement plus grand (61,2 cm2 de surface d’affichage contre 47,5 cm2 pour le chinois) et plus précis aussi: 256 ppi (points par pouce) pour l’Ascend P1, 306 pour le Galaxy S3 et 326 pour l’iPhone 4S. Pour sa défense, Huawei ne prétend pas non plus viser le haut de gamme.

La matière plastique dira à l'usage si elle est de qualité. Mais, en ce qui concerne l'écran, les empreintes se marquent davantage et s'effacent moins facilement que sur du verre traité. A noter que le cordon de recharge ressemble beaucoup à celui produit pour Apple, à se demander si tous deux ne sortent pas de la même usine.

Sous l'écran, sur le bord noir, trois commandes tactiles de base rétroéclairées: menu, maison, et retour. Les seuls «vrais» boutons se trouvent sur la tranche, à droite l’allumage et à gauche le volume.

Effets 3D

Contrairement aux smartphones de HTC, Samsung ou Sony, Huawei a largement conservé le système Android de base, en l’occurrence la version 4.0.3 Ice Cream Sandwich. Mais on peut aussi activer le lanceur maison 3D, qui donne aux pages d'accueil l'impression de pivoter sur un grand cube transparent.

L'écran de déverrouillage s’est aussi étoffé par rapport à la version de base. Le cadenas virtuel au centre de l’écran donne le choix entre les 4 directions cardinales, pour démarrer directement avec l'appareil photo, les messages, le téléphone ou simplement là où on en était resté avant la mise en veille. Le navigateur de Google est rapide et efficace, le surf est plaisant et fluide, l'écran est clair, les couleurs vivaces, et l'angle de vision est large.

Le clavier Huawei (si on le préfère à celui d’Android) offre l'avantage de passer directement du français (azerty) à l'anglais par une simple touche. Mais ce n’est pas encore disponible pour le clavier français qwertz. Nous avons aussi apprécié la fonction de lampe torche intégrée, dont la luminosité se règle par pressions.

L'appareil photo, avec un capteur à 8 millions de pixels, déborde de possibilités. Rafale, panorama (quoique le rendu est un peu surréaliste), ou groupe (doté du programme qui sélectionne automatiquement la meilleure expression de chaque personne). Les images sont ensuite rangées par albums, selon le lieu ou la date. La caméra vidéo filme en HD. L’autonomie est bonne. L’Ascend P1 tient facilement la journée, et davantage selon l’usage qu’on en fait.

L'Ascend P1, qui conserve une carte SIM normale, est un bon compromis parmi les smartphones Android. Il est proposé à 448 fr. sans abonnement, chez Sunrise ou chez Autronic. (Le Matin)

Créé: 29.08.2012, 11h36

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